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La justice européenne ouvre la voie au remboursement des pertes sur les sites de jeux d’argent non autorisés localement

Dernière mise à jour le 30 juillet 2026

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La justice européenne permet aux joueurs de réclamer leurs pertes sur les plateformes de jeux d’argent en ligne non autorisées. L’affaire concerne particulièrement un résident allemand. Il veut récupérer l’argent perdu sur deux plateformes basées à Malte. Au moment des mises, ces sites n’avaient pas le droit de proposer certains jeux en Allemagne. Selon la CJUE (Cour de Justice de l'Union européenne), le droit de l'UE ne freine pas les restrictions nationales relatives aux jeux en ligne.

Il ne bloque pas non plus les poursuites civiles intentées par les joueurs contre les sites de jeux illégaux. Ainsi, un client / utilisateur a le droit de saisir la justice pour recouvrer ses pertes subies sur un site non autorisé. Ce verdict a un impact sur de nombreux États membres de l'UE. Des clients de jeu ayant perdu de l'argent sur des sites de jeux illégaux pourront s'en servir comme motif.

La CJUE confirme le droit des joueurs à réclamer leurs pertes

La CJUE (Cour de Justice de l'Union européenne) apporte une clarification sur un aspect important concernant les jeux d'argent en ligne. Ainsi, un joueur peut intenter une action contre un opérateur, cela plus précisément lorsque l'opérateur proposait des jeux illégalement (sans licence / autorisation) dans son pays au moment des mises.

Cette mesure provient d'un cas qui s'est produit en Allemagne. En effet, un résident allemand a subi une perte financière entre juin 2019 et juillet 2021 lors de parties sur des machines à sous et jeux de prédiction liés aux loteries. Les services avaient été proposés par deux entreprises qui avaient leurs sièges à Malte. Les entreprises disposaient d'une licence à Malte, mais leurs services ne pouvaient être offerts en Allemagne.

La question dans cette affaire était simple : est-ce que la détention d'une licence délivrée dans l'un des pays de l'Union européenne donne l'autorisation d'opérer des jeux dans un autre État membre de l'Union européenne ? La réponse de la CJUE est « NON ». Dans les jeux d'argent, les règles nationales restent déterminantes.

Une licence maltaise ne donne pas accès à tout le marché européen

Le principe de la libre prestation des services est effectif au sein de l'Union européenne. En principe, une entreprise établie dans un État membre a le droit de fournir ses services dans d'autres États membres. Mais les jeux d'argent ne suivent pas cette logique de façon automatique.

La Cour fait remarquer un aspect très précis. Les États ont le droit de réglementer certains jeux en ligne sur leur territoire, afin de protéger leurs consommateurs. L'un des principaux problèmes liés à ces jeux est la possibilité de jouer en toute liberté, cela à n'importe quel moment, que ce soit depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Le joueur peut jouer en toute tranquillité durant de nombreuses heures de suite. De plus, l'anonymat des joueurs est un autre danger que la Cour mentionne. Cette lecture affaiblit l'argument des opérateurs offshore européens. Une licence obtenue à Malte ne suffit pas pour ignorer les règles du pays où se trouve le joueur.

Le changement de loi en Allemagne ne protège pas les opérateurs

En juillet 2021, l'Allemagne a modifié sa réglementation. Elle a fait preuve de bien plus d'ouverture à l'égard du marché des jeux d'argent en ligne. Certains opérateurs ont tenté d'utiliser cet argument. Selon ces sociétés, la modification devrait réduire l'étendue de leurs demandes de remboursement liées aux années précédentes.

Ce point de vue ne convient pas aux juges de la CJUE. Une activité devenue légale plus tard ne rend pas légal ce qui était interdit avant. Le moment des mises reste décisif. Si les jeux étaient interdits au moment où le joueur a perdu son argent, il peut encore agir en justice. Cette précision compte pour les anciens dossiers. Les pertes enregistrées avant la réforme allemande peuvent donc rester contestées devant les tribunaux.

Une décision qui pourrait relancer les recours contre les sites offshores en Europe

La décision dépasse largement le cas allemand. La CJUE donne désormais une base juridique plus solide aux joueurs qui veulent réclamer leurs pertes à des opérateurs non autorisés dans leur pays.

En Allemagne, plusieurs procédures étaient déjà en cours. Certaines affaires attendaient justement une clarification de la justice européenne avant de pouvoir avancer. Cette décision pourrait accélérer ces dossiers et pousser d'autres joueurs à saisir les tribunaux.

L'impact ne se limite pas à l'Allemagne. Des recours similaires existent déjà en Autriche et dans d'autres pays européens où des opérateurs basés à Malte ont proposé leurs services sans autorisation locale. Pour les entreprises du secteur, le message devient difficile à ignorer. Une licence obtenue dans un État membre ne protège pas automatiquement contre des poursuites dans le reste de l'Union européenne.

Les opérateurs hors Union européenne restent plus difficiles à contraindre

Cette décision améliore la protection des joueurs. Cependant, cela ne résout pas tous les problèmes. Une victoire en justice ne garantit pas nécessairement que le joueur puisse rapidement recouvrer ses pertes.

La situation se complique si l'opérateur n'a pas d'actifs dans l'Union européenne. Cela implique l'absence de bureau, de possibilité de geler un compte et de structure locale. Une telle situation rend difficile l'exécution de toute victoire judiciaire.

Les plateformes basées à Malte ou dans d'autres pays de l'UE sont plus exposées. Ces sites fonctionnent toujours dans le cadre juridique de l'Europe. C'est-à-dire qu'en cas de litige, il est possible de s'appuyer sur l'interprétation de la CJUE. Les opérateurs installés hors de l'Union sont plus difficiles à atteindre. C'est encore plus vrai lorsqu'ils utilisent des structures opaques ou des juridictions peu coopératives.

Le secteur du jeu en ligne subit une pression réglementaire croissante

Cette décision intervient alors que le secteur du jeu en ligne se trouve dans une situation plus difficile. Les lois s'imposent dans toute l'Europe pour surveiller les plateformes. Les États veulent contrôler les sites, réduire les propositions illégales et éviter tout danger pour les joueurs.

Pour les opérateurs, le respect des régulations locales est primordial. Le fait de détenir une licence sur un État européen n'est plus suffisant pour convaincre les régulateurs. Chaque marché a ses propres conditions, licences et limites. Pour les joueurs, ce cas illustre un aspect qui reste peu connu du grand public. Bien qu'un site semble crédible et porte une licence étrangère, il reste illégal dans le pays où réside le joueur.

La CJUE confirme donc une lecture stricte du droit européen. Les États gardent le droit de limiter les jeux d'argent en ligne sur leur territoire. Et les joueurs peuvent demander restitution lorsque des opérateurs proposent illégalement leurs services malgré ces interdictions

Rédacteur de cet article Philippe Martin
Philippe Martin

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En 2021, Philippe a rejoint notre équipe avec une vision claire de l'avenir des jeux. Grâce à ses années d'expérience dans le secteur, il nous apporte une perspective unique qui nous permet d'optimiser nos produits et de proposer des expériences de jeu toujours plus engageantes. Son expertise est un véritable trésor pour notre équipe.

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