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Le marché des jeux d’argent en ligne au Canada croît et atteint 9,5 milliards de dollars, avec une dominance de l’offshore

Dernière mise à jour le 30 juillet 2026

image du jeux casino folsom prison
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Le marché de jeux d'argent en ligne au Canada enregistre une forte croissance et s'élève à 9,5 milliards de dollars en 2025. Dans ces conditions, le Canada occupe la troisième place au monde juste après les États-Unis et le Royaume-Uni, sur le plan des revenus concurrentiels de base.

Pratiquement parlant, la distinction entre les offres de sites régulés localement et les offres offshore est nette, avec plus de 230 marques de jeux en ligne aujourd'hui disponibles dans le pays. À cet effet, une large portion de transactions se réalise toujours dans le cadre des offres offshore.

L’Ontario constitue un cas particulier. Cette province a réussi à mettre en place un système ouvert qui permet d’aiguiller une grande part des mises vers les sites de jeux autorisés. Ailleurs, la situation reste plus instable. De nombreuses provinces n’arrivent pas à réduire l’attrait des casino-bookmakers offshore. Ces derniers parviennent toujours à attirer une bonne part des mises et du chiffre d’affaires.

Le secteur de l'iGaming canadien franchit une étape, mais la fragmentation demeure grande

Le marché canadien de l'iGaming atteint ainsi les 9,5 milliards de dollars pour la période 2025. Ainsi, de manière incontestable, le Canada se hisse parmi les acteurs majeurs de l'iGaming au niveau mondial. Cette progression du marché n'implique pas nécessairement l'harmonisation du marché. C'est loin d'être le cas.

En effet, il faut constater que l'organisation du Canada est largement provinciale (la régulation des jeux dépend de chaque province, varie selon les provinces), au niveau réglementaire comme au niveau de son ouverture aux investisseurs étrangers. Cela donne lieu à une fragmentation, où les plateformes autorisées existent aux côtés de plusieurs autres non réglementées.

Les plateformes offshores continuent à prendre la majeure partie de cette expansion

L'élément marquant demeure inchangé : l'offshore progresse bien plus rapidement que les structures officielles. En 2025, ce segment affiche une progression de plus de 40 %, contre environ 23 % pour les opérateurs autorisés légalement. L'offshore a ainsi créé une valeur d'approche de 1,6 milliard de dollars, alors que le chiffre d'affaires des entreprises régulées a atteint 800 millions de dollars environ.

Le fossé qui sépare ces deux secteurs se creuse, alors que le marché offshore est celui où environ 63% des marques ont trouvé refuge. Cet avantage se justifie non seulement par la présence de grandes marques connues, mais aussi par les faiblesses des systèmes provinciaux clos. Ce qui offre moins de compétition sur :

• La variété de l'offre ;

• La fluidité de l'expérience ;

• La capacité à garder les joueurs dans l'écosystème légal.

Dans les provinces qui fonctionnent encore sur une logique proche du monopole, les canaux réglementaires captent, en moyenne, seulement un quart de la totalité des flux.

L'Ontario confirme que le modèle ouvert est capable de rapatrier les acteurs vers le marché légal

Pour l'instant, l'Ontario demeure le cas le plus édifiant pour contrer le modèle fermé. À partir du moment où le marché a été ouvert à la concurrence privée en avril 2022, le ratio offshore dans la province a fortement baissé pour atteindre un taux de channelisation de 85 % environ. Autrement dit, la quasi-totalité des transactions se fait désormais sur des sites légaux, tandis que l'offshore ne représente que 15 %.

Cette tendance peut être due en partie par un cadre de transition plus pragmatique que celui observé dans d'autres juridictions. Les entreprises qui opèrent dans le « marché gris » ont réussi à obtenir leur place dans le régime régulé. Ce qui a évité une rupture brutale pour les joueurs et rendu le passage vers l'offre régulée beaucoup plus fluide. Les résultats sont concrets. En Ontario seulement, le chiffre atteint 3,1 milliards USD en 2025.

Les provinces sous monopole se battent contre l'offshore

En dehors de l'Ontario, la présence de l'offshore dans les marchés contrôlés est toujours importante. En effet, près de 80% des opérations sont illégales au Québec. De même, la Colombie-Britannique n'a toujours pas su corriger cette situation malgré une présence légale sur son marché. Les modèles fermés ont de plus fait preuve d'inadaptation quant à la capacité d'offrir un produit attractif. Ce qui renforce les arguments en faveur d'une ouverture du marché, en citant par exemple le modèle québécois.

L'Alberta pourrait accélérer la transition vers un marché plus ouvert

L'Alberta s'apprête à tester un modèle concurrentiel inspiré de l'Ontario après l'adoption du Bill 48 en mai 2025. Ce test se fera à travers un processus d'enregistrement des opérateurs initié le 13 janvier 2026. La base de cette stratégie est la plateforme de jeu en ligne PlayAlberta qui ne génère que 12 % de l'activité.

Cela montre la faiblesse du modèle fermé face à l'offshore. L'enjeu est donc de rééquilibrer la répartition vers les opérateurs régulés, comme en Ontario. Une telle politique permettrait à l'Alberta de produire une dynamique de domino pour inciter les autres provinces à adopter une nouvelle stratégie.

Rédacteur de cet article Philippe Martin
Philippe Martin

Rédacteur Casino ✅

Auteur de 51 articles

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En 2021, Philippe a rejoint notre équipe avec une vision claire de l'avenir des jeux. Grâce à ses années d'expérience dans le secteur, il nous apporte une perspective unique qui nous permet d'optimiser nos produits et de proposer des expériences de jeu toujours plus engageantes. Son expertise est un véritable trésor pour notre équipe.

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